En 1988, lors de la Semaine de l’Unité, un sondage est organisé par les paroisses catholiques et protestantes de Cornaux et Cressier afin de cerner les préoccupations de la population. Une très forte majorité des paroissiens des deux localités soulèvent le problème « des jeunes » et, surtout, de leurs occupations.
Dans le courant de l’année, les autorités communales et paroissiales des deux communes, ainsi que des jeunes de ces mêmes communes, créent un groupe de travail visant à présenter le projet d’un lieu d’accueil destiné aux jeunes de 13 à 20 ans.
Début 1989, les deux paroisses confirment leur soutien sous forme de participation financière au fonctionnement de ce futur centre. Une demande de crédit est soumise aux Conseils généraux de Cornaux et Cressier en mai 1989. Celle-ci est acceptée et permet l’engagement, à 50%, d’un premier animateur du CaCC (Centre d’animation de Cornaux Cressier) Ce centre est alors une structure communale, régie par une convention signée entre les deux communes.
Entre 1989 et fin 1994, deux demandes de collaboration et d’expansion sont adressées par le CaCC à la commune du Landeron. Elles sont refusées par le Conseil communal de ce village de 4'000 habitants.
Pourtant, à la fin de l’été 1995, le Dr Jacques Aubert, médecin généraliste du Landeron, s’approche du Conseil communal et fait part de ses profondes inquiétudes concernant une nette augmentation des problèmes liés à la toxicomanie existant dans la commune. Le Conseil communal du Landeron décide alors de créer un groupe de réflexion. Le groupe « Promotion Santé » voit le jour en octobre 1995. Il se compose d’une vingtaine de personnes qui sont au contact d’adolescents et se sentent concernés par leur réalité de vie. Le premier projet du groupe est la création d’un centre pour les jeunes.
Très rapidement, le groupe opte pour une collaboration avec le CaCC de Cornaux et de Cressier et pour la création d’une association régionale d’animation jeunesse.
Après de nombreuses semaines à convaincre la population de l’utilité d’une telle structure, une demande de budget de fonctionnement et d’un crédit d’investissement est présentée, en avril 1997, au Conseil général du Landeron. Celui-ci donne son accord de principe. Dès lors, il faut élaborer des statuts précis pour l’association ainsi qu’une convention intercommunale qui engage les autorités à long terme dans le projet. La commune de Lignières décide de rejoindre l’association.
Au début de l’année 1998, les statuts et la convention sont présentés aux législatifs des quatre communes. Le 25 mars 1998, est constitué l’association le CAP, Centre d’animation et de prévention des communes de Cornaux, Cressier, Le Landeron et Lignières.
Les locaux sont situés à Cornaux dans une ancienne guérite des CFF. Les inconvénients et les dangers qui en découlent sont nombreux : proximité de la voie de chemin de fer, étroitesse et vétusté des lieux. Il s’avère nécessaire de trouver de nouveaux locaux dans un bâtiment agréable, spacieux et accueillant. L’équipe d’animation et le comité de gestion se mettent à la recherche de fonds pour que puisse se réaliser la construction du nouveau centre.
Le projet de construction d’un nouveau centre au Landeron est à l’étude depuis quelques mois. Il sera implanté au bord du lac à côté de la piste de skateboard. Les travaux de construction doivent débuter en avril 2002. En raisons des engagements pris par les entreprises auprès d’EXPO 02 les travaux ne peuvent commencer que début juin 2002. Le 18 décembre 2002, la cérémonie de remise des clés a lieu. Dès cette date le nouveau centre accueille les jeunes des communes partenaires.
Le 24 mai 2003, l’inauguration officielle du nouveau bâtiment a lieu et marque un événement important dans une réalisation espérée de longue date par le comité de gestion et son président qui se sont fortement investi dans sa construction.
Divers objectifs ont été réalisés durant les mois suivants : recherche de fonds avec la création d’un « CAP des 100 » (les membres paient une cotisation à hauteur d’au minimum 100.- par année). Liquidation des anciens locaux, équipement et travaux d’aménagement intérieur et extérieur du nouveau bâtiment, élaboration du dossier pour la nouvelle clé de répartition des subventions communales, adaptation du cahier des charges et le protocole de fonctionnement des animateurs.
Le principe de cotisations est remis sur pied. Chaque membre paie 20.- par année et bénéficie ainsi de réductions sur les activités proposées.
Les années suivantes, la mission du CAP s’accomplit si l’on se réfère à la longue liste des activités vécues : le sport prend une large place. Mais aussi : camp, soirées, cinéma, musique, jeux, participation aux fêtes villageoises et travail pour l’aménagement du centre.
En juin 2006, l’équipe d’animation et le comité de gestion de l’association décident de réaliser une analyse du fonctionnement institutionnel. Cette démarche doit permettre de réactualiser la mission des animateurs, de réajuster le projet institutionnel et de dégager des principes directeurs qui tiennent compte de la finalité première de l’association, soit : l’accueil des jeunes de 12 à 20 ans.
Juin 2007, la nouvelle équipe d’animation ainsi que le groupe de travail émanant du comité de gestion termine le processus d’analyse engagé une année auparavant. Les principaux résultats sont : la création d’une charte de l’association, la refonte et l’adaptation des documents de fonctionnement interne de l’association et du centre. Un projet institutionnel qui comprend six axes majeurs de travail qui sont intimement liés aux finalités de l’association.